Vendredi 23 janvier 2009





L’état des lieux des marchés immobiliers d’habitation et d’entreprise à fin 2008

Le Crédit Foncier vient de publier son étude sur les marchés immobiliers d’habitation et d’entreprise en région et en Ile-de-France à fin 2008. Les points saillants de cette étude sont les suivants.

Marché immobilier des entreprises
En régions, le marché de la location qui était resté sage et maîtrisé, affiche une bonne résistance en 2008 tempérée par un ralentissement progressif et un durcissement des négociations.

Si le marché de l’investissement subi les conséquences de la crise financière, ces conséquences sont limitées en termes de prix et de liquidité des actifs. Probablement, le faible nombre d'opérations spéculatives, l'intérêt limité et ciblé de la part des opérateurs internationaux explique cette résistance. Par ailleurs, aucune baisse des taux de rendement n’est attendue à un horizon de 3 mois.

Le tableau est très différent, en Ile-de-France sur le marché de l’immobilier d’entreprise. Le segment locatif a été durement affecté en termes de volumes sur le marché francilien : les bureaux connaissent une demande en baisse de 10 % et offre à un an en hausse de 25 %. Les biens géographiquement recherchés pour leur desserte résistent mieux.

Le ralentissement économique atteint principalement le marché des bureaux, secondairement celui des activités et locaux d’entreposage, toutefois le marché des boutiques et des parcs d’activités commerciales affichait une résistance inattendue

L'année 2009 sera sans nul doute une année difficile

Le marché de l’investissement en Ile-de-France a été aussi durement touché par l’évolution du volume et des taux de crédit. On assiste au retour triomphal des fondamentaux immobiliers

Marché immobilier résidentiel
En Province, le marché de l'accession a confronté à un ralentissement de l’activité depuis le cours 2008 dans toutes les régions avec une vraie fracture à compter de septembre.
Le marché du neuf, marqué par un très net ralentissement de l’activité, maintient un niveau de prix élevé. Le volume des ventes a été divisé par deux par rapport au 3ème trimestre 2007.Les sites les plus touchés sont les agglomérations qui ont développé beaucoup de programmes de défiscalisation.

Le marché de l’ancien connait un retournement de l’activité moins important que dans le neuf. Le marché est en situation de blocage : les acquéreurs potentiels attendent une baisse significative. Quand le déblocage se produit, il est brutal.

Le marché locatif retrouve des couleurs Les loyers restent relativement stables, plafonnant à un niveau élevé.

L'ile-de-France connaît un marché de l’accession encore en sous offre et marqué par une situation de blocage. Avec un niveau élevé des prix, la région Ile-de-France est passée de la morosité du premier semestre 2008 à une situation de blocage au second semestre. La crise financière cristallise les problèmes de capacité d’emprunt des acquéreurs.

La chute du marché de l’ancien est à la fois plus nuancée et plus localisée. Le marché est nettement bloqué, à la fois par l’attentisme des acquéreurs potentiels qui anticipent des baisses de prix réelles et les vendeurs qui hésitent à réviser leurs prétentions. La baisse est amorcée

Contrairement au marché de l’accession, le marché locatif est jugé sain et actif en particulier sur les secteurs et les communes favorisés