Comme chaque année, l'Observatoire Caisse d'Epargne apporte sa moisson d'observations pertinentes. Le rapport commence très fort en soulignant que contrairement aux élites, aux politiques et aux économistes, les Français ressentaient la crise dès l'automne 2007. Un an avant le déclenchement officiel de la crise, 72 % des Français jugeaient " plutôt " ou " très mauvaise " la situation économique. Malgré une surmédiatisation, la crise est vécue comme " une crise de plus " comme une punition nécessaire à la moralisation. Néanmoins; 71 % sont inquiets pour les enfants/petits enfants, 58 % pour leur pension de retraite et 44 % des actifs pour leur emploi sous deux ans. Ces niveaux de pessimisme sont exceptionnels. Les catégories plus modestes (les ouvriers, les employés) s'estiment davantage en première ligne face aux risques de chômage. elles sont rejointes dans une inquiètude identique par les professions intermédiaires. Signe que le décrochage des classes moyennes s'accentue. Dans ce climat anxiogène, les Français se recentrent sur la solidarité familiale: Ainsi si donner une éducation, un bagage solide à ces enfants chute de 51 à 43 %, "donner de quoi leur permettre d'acheter un logement" grimpe de 26 à 31 %. Ceci illustre une crispation autour du patrimoine notamment immobilier. Pour les 25-34 ans, se constituer un patrimoine représente une forte préoccupation pour 38 % en hausse de 9 points depuis 2001. Dans la crise, 60 % des Français disent aujourd'hui " faire plus attention à leurs dépenses ", ils épargnent à quasi égalité pour être autonome et se rassurer face à l'avenir. Exercice réthorique obligé, l'Observatoire de cette année distingue 6 profils : la suite demain
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